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L’ANAQ-Sup porte la voix du Sénégal au Séminaire FrAQ-Sup 2026

L’Autorité nationale d’assurance qualité de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation (ANAQ-Sup) a pris part au séminaire annuel du Réseau francophone des agences qualité pour l’enseignement supérieur (FrAQ-Sup), organisé au siège du Hcéres à Paris autour du thème :« Évaluer, et après ? ». Cette rencontre a réuni les principales agences francophones d’assurance qualité de l’enseignement supérieur notamment celles de la France, de la Belgique, de la Suisse, de l’Andorre, du Maroc, de la Tunisie et du Sénégal afin d’échanger sur les enjeux du suivi des évaluations, de la mesure de leur impact et des perspectives de coopération entre réseaux d’assurance qualité.

L’ANAQ-Sup était représentée par son Secrétaire exécutif, le Professeur Massamba Diouf, également Président du RAFANAQ, qui a partagé l’expérience sénégalaise et contribué activement aux réflexions stratégiques conduites au cours des différents ateliers.

L’expérience sénégalaise du suivi des recommandations mise en avant

L’un des principaux temps forts du séminaire a porté sur les procédures de suivi des recommandations formulées à la suite des évaluations externes. Les échanges ont révélé une préoccupation largement partagée concernant l’absence de référentiels harmonisés permettant d’apprécier efficacement la mise en œuvre des recommandations dans les établissements.

À cette occasion, l’ANAQ-Sup a présenté une spécificité de son approche. Au Sénégal, les recommandations issues des évaluations ne sont pas uniquement adressées aux établissements d’enseignement supérieur. Elles peuvent également concerner les autorités de tutelle et l’agence elle-même lorsque les constats des experts ainsi que ceux du Conseil scientifique mettent en évidence des améliorations nécessaires au niveau du système.

Cette approche fondée sur une responsabilité partagée a suscité un intérêt particulier parmi les agences participantes et a nourri les réflexions sur la nécessité de développer des outils communs de suivi à l’échelle du réseau.

De la culture de l’évaluation à la « qualito-conscience »

Les débats consacrés à la mesure de l’impact des évaluations ont permis à l’ANAQ-Sup de présenter les avancées enregistrées au Sénégal après plus d’une décennie de promotion de la culture de l’évaluation dans les établissements d’enseignement supérieur.

Grâce notamment au développement des Cellules internes d’assurance qualité (CIAQ), la culture qualité est aujourd’hui solidement installée dans de nombreux établissements. L’ANAQ-Sup a cependant expliqué qu’une nouvelle étape est désormais engagée à travers le concept de « qualito-conscience », qui vise à faire de la qualité une valeur profondément intégrée dans les comportements, les décisions et les pratiques des différents acteurs.

Cette démarche cherche à dépasser la simple conformité aux procédures pour ancrer durablement les principes de qualité dans la conscience collective de l’ensemble des parties prenantes.

Une stratégie de communication et de plaidoyer saluée

Plusieurs participants ont également manifesté leur intérêt pour l’expérience de l’ANAQ-Sup en matière de communication et de sensibilisation. Le Professeur Massamba Diouf a présenté une stratégie reposant sur une forte présence dans les médias traditionnels, les réseaux sociaux, les activités de plaidoyer ainsi que l’initiative « Assurance qualité hors les murs », qui permet d’interagir avec les communautés bien au-delà du seul cadre universitaire.

Cette dynamique contribue à renforcer l’appropriation de l’assurance qualité par les établissements, les décideurs publics, les collectivités territoriales et les citoyens, tout en favorisant une meilleure compréhension des enjeux liés à l’amélioration continue de l’enseignement supérieur.

Mesurer l’impact de l’assurance qualité au niveau de la société

Lors des discussions sur l’impact des évaluations, l’ANAQ-Sup a défendu une approche élargie de la notion d’impact. Selon cette vision, les agences d’assurance qualité doivent être capables de démontrer non seulement les effets produits au sein des établissements, mais également leur contribution au développement socio-économique des pays.

L’ANAQ-Sup a ainsi présenté plusieurs initiatives relevant de son axe stratégique d’appui à la communauté, notamment les travaux relatifs au Cadre national des qualifications, au management de la qualité et à la diffusion des bonnes pratiques dans d’autres secteurs d’activité.

Des propositions structurantes pour l’avenir de FrAQ-Sup

Au terme des ateliers, l’ANAQ-Sup a plaidé pour l’élaboration de deux outils structurants à l’échelle du réseau :

  1. un référentiel commun de suivi des recommandations ;
  2. un référentiel commun de mesure de l’impact des évaluations.

 

Ces instruments permettraient d’harmoniser les pratiques, de mieux documenter les résultats obtenus et d’apprécier plus rigoureusement les transformations induites par les évaluations au niveau des établissements, des systèmes nationaux et des communautés.

 

De nouvelles perspectives de coopération internationale

En marge du séminaire, plusieurs rencontres bilatérales ont permis de consolider les partenariats stratégiques de l’ANAQ-Sup.

Les discussions avec le Hcéres ont abouti à la révision de la convention de partenariat entre les deux institutions. La signature officielle de cette convention actualisée est prévue en novembre 2026 à l’occasion du colloque international de Dakar.

Par ailleurs, la Commission des Titres d’Ingénieur (CTI) en France a aussi exprimé sa volonté de formaliser un partenariat avec l’ANAQ-Sup dans les domaines de l’évaluation, de l’accréditation et du renforcement des capacités.

Des perspectives de coopération ont également été examinées avec les partenaires suisses, confirmant l’intérêt croissant porté à l’expertise développée par l’ANAQ-Sup dans l’espace francophone de l’assurance qualité.

 

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