Le Professeur Massamba Diouf, Secrétaire exécutif de l’Autorité nationale d’Assurance Qualité de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (ANAQ-Sup), a pris part à la 1ʳᵉ Conférence nationale sur les cadres de qualifications, tenue du 12 au 14 mai 2026 au Kenya, à l’initiative de la Kenya National Qualifications Authority (KNQA).
À cette occasion, en sa qualité de Président du Comité de la Convention africaine d’Addis-Abeba et de Président du Réseau africain francophone des Agences nationales d’Assurance Qualité (RAFANAQ), il est intervenu en tant que « lead presenter » des keynotes de la thématique «Harmonisation des standards en Afrique : un levier pour un avenir commun et une coopération renforcée ».
Le Professeur Diouf a rappelé que l’harmonisation ne signifie pas uniformisation des systèmes, mais vise à instaurer un langage commun fondé sur les acquis d’apprentissage, facilitant la reconnaissance des qualifications et la mobilité des compétences. Il a également souligné le rôle déterminant des cadres nationaux de qualifications, véritables infrastructures de confiance, ainsi que l’importance de l’assurance qualité comme fondement de la reconnaissance.
Il a, par ailleurs, insisté sur la nécessité de renforcer les partenariats entre les pays africains et les réseaux d’assurance qualité, en tant que levier stratégique pour favoriser la circulation des talents, accroître la compétitivité des systèmes éducatifs et valoriser le capital humain africain.Dans un contexte marqué par l’intensification de la mobilité académique et professionnelle, les réflexions ont également porté sur les enjeux de comparabilité, de lisibilité et de crédibilité des qualifications africaines.
Elles ont, de manière transversale, intégré des questions majeures telles que l’intelligence artificielle, la coordination des politiques publiques, la ratification des conventions de reconnaissance en faveur de la mobilité des qualifications et des diasporas, ainsi que leur articulation avec les dynamiques mondiales, sans oublier le rôle des cadres continentaux dans la promotion de la mobilité de la main-d’œuvre.
À travers cette participation, l’ANAQ-Sup réaffirme son engagement au service des dynamiques africaines d’assurance qualité et sa contribution à la construction d’un espace d’enseignement supérieur plus intégré, plus lisible et davantage ouvert à l’international.